Jeudi 17 mai 2012, quarante jours après Pâques, l’Église célèbre l’Ascension du Seigneur. Cette fête liturgique importante marque la fin de la présence terrestre de Jésus, sa montée joyeuse et triomphale vers son Père, et l’envoi en mission des disciples.
Le récit de l’Ascension (Actes des Apôtres)
Après que Jésus eut parlé à ses disciples,ils Le virent s’élever et disparaître à leurs yeux dans une nuée.Et comme ils fixaient encore le ciel où Jésus s’en allait,voici que deux hommes en vêtements blancsse tenaient devant eux et disaient :Hommes de Galilée, pourquoi restez-vous là à regarder vers le ciel ?Ce Jésus qui, du milieu de vous, vient d’être enlevé dans le ciel,reviendra de la même manièreque vous L’avez vu s’en aller vers le ciel.(Actes des Apôtres, 1, 9-11 - © aelf.org)
Le récit de l’Ascension (Évangile de Marc)
Jésus ressuscité dit aux onze Apôtres :« Allez dans le monde entier.Proclamez la Bonne Nouvelle à toute la création.Celui qui croira et sera baptisé sera sauvé ;celui qui refusera de croire sera condamné.Voici les signes qui accompagneront ceux qui deviendront croyants :en mon nom, ils chasseront les esprits mauvais ;ils parleront un langage nouveau ;ils prendront des serpents dans leurs mains,et, s’ils boivent un poison mortel, il ne leur fera pas de mal ;ils imposeront les mains aux malades,et les malades s’en trouveront bien. »Le Seigneur Jésus, après leur avoir parlé,fut enlevé au ciel et s’assit à la droite de Dieu.Quant à eux, ils s’en allèrent proclamer partout la Bonne Nouvelle.Le Seigneur travaillait avec euxet confirmait la Parole par les signes qui l’accompagnaient.(Marc 16, 15-20 - © aelf.org)
Réjouissons-nous d’une grande joie
L’intention du Seigneur, en prolongeant pendant quarante jours sa présence corporelle, était de fortifier, par des preuves nécessaires, la foi en sa Résurrection.
Car la mort du Christ avait beaucoup troublé les cœurs des disciples ; son supplice sur la croix, son dernier soupir, l’ensevelissement de son cadavre avaient accablé leurs esprits d’une telle tristesse qu’une certaine torpeur de défiance s’y était glissée.
Ainsi, pendant ces quarante jours, les Apôtres et tous les disciples, d’abord effrayés de la mort sur la croix et fort hésitants dans leur foi à la Résurrection, ont été à ce point affermis par l’évidence de la vérité qu’à la vue du Seigneur s’en allant dans les hauteurs du ciel, non seulement ils n’en ont pas éprouvé de tristesse, mais ils en ont même été remplis de joie.
Et certes c’était pour eux un grand et ineffable motif de joie quand, en présence d’une sainte multitude, la nature humaine monta plus haut en dignité que toutes les créatures célestes, dépassant les ordres angéliques, s’élevant au-dessus des Archanges.
Une fois reçue par le Père éternel, associée à sa gloire, sur le trône de Celui dont elle partage la nature en qualité de Fils, la nature humaine ne pouvait pas monter plus haut.
Puisque donc l’Ascension du Christ est notre propre élévation et qu’il y a espoir pour le corps d’être appelé où l’a précédé la gloire de sa Tête, réjouissons-nous d’une grande joie, dans une profonde action de grâces.
Aujourd’hui, nous ne sommes pas seulement confirmés dans la possession du Paradis mais, en la personne du Christ, nous avons pénétré au plus haut des cieux.
Nous avons obtenu, par l’ineffable grâce du Christ, des biens meilleurs que ceux que nous avions perdus par la jalousie du diable.
En effet, ceux que le venimeux ennemi a chassés de la félicité de leur premier habitat, le Fils de Dieu se les est incorporés et les a placés à la droite du Père, avec lequel, étant Dieu, il vit et règne dans l’unité du Saint-Esprit, dans tous les siècles des siècles.
(Saint Léon le Grand, sermon 73)
Pour méditer
Les incrédules à l’aventure. Un commentaire du récit de l’Ascension dans l’évangile de Marc, par Jacques Sylvestre, op.
Pour contempler
L’Ascension.Prier avec une icône de l’école de Novgorod, sur le Gloria de la Messe de Nostre Dame de Guillaume Machaut.
Illustration : Les Très Riches Heures du duc de Berry, Folio 184r - The Ascension the Musée Condé, Chantilly.


